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L’heure de la vérité a sonné. L’Occident qui s’est tenu longtemps, de manière formelle, loin de la lutte contre le terrorisme, est forcé d’entrer en danse. Surtout après avoir longtemps regardé d’un œil pas toujours bon le fondamentalisme religieux islamique, avec cet amalgame qui a fait des arabes, des potentiels criminels, prêts à appuyer sur leurs ceintures d’explosifs… et maintenant que le djihadisme s’invite sur son territoire ! He bien, les choses changent ou doivent changer ! Les djihadistes, les kamikazes sont désormais aussi occidentaux et ne s’appellent plus comme dans la série télévisée américaine 24 Chrono (Redemption) « Mohammed » ! 

IRAQ-UNREST

Des djihadistes de l’Etat islamique. Capture d’écran de lefigaro.fr

Plus de 3 000 occidentaux seraient partis combattre en Syrie aux côtés des Djihadistes et, un djihadiste sur trois serait français, soit entre 700 et 900 des 3 000, bien après la Belgique et le Danemark, révèle Le Figaro. Ils viennent des 81 pays du monde et partagent le même objectif : le djihad. Qu’ils se l’imaginent différemment ou de la même manière, ils partagent surtout la colère, la déception et la frustration sur la marche du monde. Oui, c’est en cela que se justifie cette guerre internationale, cette guerre mondiale du djihad et par là même, de l’islam qui ne cesse de souffrir d’amalgames de l’Atlantique au Pacifique et de l’Arctique à l’Antarctique. Comme moi en ce net instant de mon article. Mais dois-je préciser que c’est souvent une vue des fanatiques que le monde a tendance à coller à l’Islam qui d’ailleurs n’accepte pas que l’on tue.

Redéfinir l’équilibre du monde

J’affirme que cette guerre est une expression des frustrations et de colère. Et le monde, les puissances planétaires ont eu tort de ne pas agir en amont. Il est vrai que la folie et la « busherie » de l’Afghanistan et de l’Irak a énervé plusieurs. Surtout la mort de Saddam Hussein. Barack Obama s’est appliqué à l’éviter comme il l’a pu. Mais le mal était là. L’Irak ne s’est jamais apaisé. Et après lui, la Syrie, aujourd’hui la base-arrière si non la capitale du djihad, secouée par les printemps arabes. Le conflit en Syrie a donné les premiers signes de la situation actuelle.

Djihadistes

Infographie du djihadistes présents en Syrie et en Irak. Source: www.lefigaro.fr

Les rebelles syriens ont compris que le monde qui se targue de « civilisé » est incapable d’arrêter la sauvagerie dans le monde. Ils recrutent à travers le monde au nom de Dieu. Qu’ils aient été infiltrés ou non, parmi eux, les durs ont eu cette aubaine pour enfin troubler l’ordre mondial : créer un Etat Islamique à l’Orient. Ils choisissent en réalité un maillon faible de la région et où ils peuvent réunir le plus de publicité en termes de couverture médiatique. Ils savent qu’ils seront un jour traqués, ils savent aussi que cela mettrait du temps ou pourrait ressembler à la situation en Syrie et que pour revenir au cours normal de la région, il se passera beaucoup de temps. C’est du terrorisme sans voiture piégée ni ceinture d’explosifs.

Que les forts soutiennent les autres : voir autrement le monde

Il n’existe pas de faibles dans ce monde. « L’éléphant et le moustique » le dit bien clairement : « Nos ennemis les plus faibles sont parfois les plus redoutables ». Malgré la faiblesse contenue dans le choix et l’arrangement des mots dans cette fable du français Lafontaine, on notera que tout le monde peut nuire. Les islamistes sont là ! Et, la violence, la colère et la folie ne peuvent être expression d’une sauvagerie ou d’une mal-éducation… elles sont expressions de frustrations.

Un américain égorgé par des « anglais », puis un français, des français capturés par des français… des djihadistes recrutés pour attaquer leurs pays, même chose pour les africains… l’infographie ci-haut le dit bien. Le mal est en croissance et la peine des citoyens également. La domination et surtout les injustices ont excédé le monde. Face à la domination, la révolte et la violence s’érigent en réponse. On ne peut le justifier, mais c’est une réalité depuis l’origine de l’humanité. Et l’histoire de l’esclavage et de la fin du colonialisme l’apprend bien. Devant ces dangers que seuls les américains se sont engagés à combattre, peut-être timidement la France de Sarkozy et ces dernières semaines, la France de Hollande, la communauté internationale doit agir. Malheureusement, l’ONU qui devait donner le signal, se fait aphone. A lire à ce propos: L’ONU: A LA QUÊTE DE LA PAIX OU DE L’ÉPÉE DANS LE MONDE?

Certes, les fous et les radicaux méritent d’être punis. Et la haine n’a pas de raison. C’est en cela que je salue l’intervention des États-Unis et de la France. Mais conduire le monde comme à l’époque de Georges Bush, à la manière de l’ONU ou à celle d’Obama trop démocrate au point que les puissants ne savent pas conduire le monde vers la paix, cela engendre la folie et ce djihadisme qui s’exporte bientôt sur les territoires occidentaux et sur les très vulnérables terres africaines.

One thought on “L’Occident à l’évidence du djihadisme

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