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Douarnenez, je t’aime

Douarnenez, je n’en savais rien du tout, je ne savais même pas comment prononcer ce nom. Réponse : contrairement à ce qu’on lit, on dit « Douarnené » !
Avant le départ beaucoup de questions… très vite, réflexe Google ! Google maps, des articles de presse, des photos, la météo. Un curieux, membre du collectif de blogueurs Habari RDC, arrive ainsi au festival de cinéma consacré aux « Peuples des CongoS ». Notez bien le S qui veut dire que l’on parle du Congo Kinshasa et du Congo Brazzaville.

Avec un peu d’aide j’ai obtenu mon visa pour la France. Douarnenez j’ arrive ! D’abord Paris, ses grands bâtiments, ses bus connectés où l’on surfe comme dans son salon… Ensuite direction la Bretagne, avec le TGV Paris–Quimper! Tout est nouveau. Ne rigole pas ami mbenguiste !

Un doux moment à Douarnenez en Bretagne

Quelle région, la Bretagne! Tout est vert, peu importe la saison en cours… mais pour un gars qui arrive des tropiques, où tout grisonne dès le mois d’avril, quel régal ! Vue du train impressionnante. Des champs à perte de vue, des éoliennes, des tunnels, des petites villes plus calmes et plus humaines que Paris la grande capitale. « Terminus! Terminus Quimper, mesdames et messieurs », annonce une voix, les passagers descendent descendent du train. On se grouille. Enfin, l’enfant de Lubumbashi est à Douarnenez !

Douarnenez, festival

Place de la poste, Douarnenez, le lieu du festival de cinéma. Photo Didier Makal, 2018.

La ville me plaît d’emblée. Petite, je le savais déjà, grâce à Internet. Sur le bord de l’Atlantique, oui, je le savais aussi. Mais je découvre une ville calme, et chaleureuse, malgré les 18℃ qu’indique la météo. Pour un habitant de Lubumbashi, au sud-est de la RDC qui vit parfois 6℃ en juin-juillet, mon pullover peut rester dans le sac.

Des gens sympas à Douarnenez

Mais quels gens, ces bretons ! Je ne loge pas dans un hôtel, c’est-à-dire dans un « monsieur, madame reste chez toi et viens discuter avec nous à l’heure fixée », mais dans un « je t’invite à discuter avec moi jusqu’à fatiguer », C’est-à-dire dans une famille d’accueil ! Une famille très aimable m’a reçu dans sa maison !

Pour cette occasion, presque tout le monde à Douarnenez accueille au moins un invité. Un moment incroyable d’échange, de découvertes et de dégustations des « spécialités locales ». J’ai découvert des gens attentionnés, curieux, désireux de savoir, de comprendre (d’ailleurs, j’en ai fait autant). Simplement humains. Etaient aussi présents plein d’artistes locaux et/ou venus d’ailleurs, j’ai découvert des webacteurs. J’ai aussi découvert la webradio « Vos gueules les mouettes ! »

Douarnrnez, Festival

Douarnenez: le public devant une salle de cinéma. Photo Didier Makal, 2018.

Une ville aimable

j’ai été frappé par l’amabilité des habitants de Douarnenez, c’est peut-être une caractéristique des villes plus petites, tout le contraire des mégalopoles où se frottent circulation intense et individualisme assassin.

Il faut sans doute beaucoup de temps pour comprendre un peuple, plus de temps que pour conclure à la chaleur ou non de Douarnenez ! Mais, on le sait bien, le long terme est fait de courts termes. Et celui que j’ai vécu dans cette ville me donne envie de dire que Douarnenez est une ville que j’aime !