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François Hollande - Caricature | DonkeyHotey

Les leçons de François Hollande à l’Afrique

Le Président François Hollande n’ira pas à la présidentielle française de 2017. Une décision courageuse, sage, politiquement réaliste et surtout, pleine de leçons pour l’Afrique ! Ici, en effet,  des individus se croient pourvus de germes d’éternité au pouvoir, même quand ils ne font que rarement le bien.

C’est possible que François Hollande ait décidé de poursuivre sa marche vers la réalisation d’un président normal qu’il avait promis en arrivant au pouvoir. Seulement, entre la stance où il dessinait le président normal qu’il serait et la tempête qui a soufflé dans ses yeux à l’annonce de cette décision grave, jeudi dans la soirée, l’eau a coulé sous le pont.

François Hollande, simplement normal et lucide

Hollande a eu pour préfiguration de son sort, Nicolas Sarkozy, Président sortant qu’il présenta comme anormal en 2011 et qu’il battu. Ayant osé revenir au pouvoir une fois de plus, les français lui ont refusé de lui renouveler leur confiance, il y a une semaine. Comme quoi, il faut savoir partir. Le Président Normal, n’est pas un sourd, moins encore un aveugle !

François Hollande.

Président François Hollande, 19 janvier 2012 | Source : Flikr https://www.flickr.com/photos/jmayrault/6730209955/in/photostream/

Oui. Il n’est pas facile pour de nombreux dirigeants, leaders politiques et du business, d’échapper à l’aveuglement aggravé par ceux qui ne disent jamais que tout ce qui va pour leurs chefs. Difficile de se mirer, de se voir tel qu’on est. Hollande est réaliste, juste, visionnaire et intelligent. Il sait qui il est et ce qu’il ne peut pas. Pour tout dire, il est respectueux de sa société, de son peuple et de lui-même. Il est admirable. Je le soutiens !

On a appris qu’un président, ça ne parle pas comme Hollande, ça ne capitule pas en plus. Aussi, ça ne se cache pas dans un costume pour fréquenter en mobylette une copine, etc. Oui, c’est ce que le monde des règles qui écrasent l’individu veut tandis qu’il ferme les yeux sur des questions controversées comme l’avortement, l’euthanasie… on veut un peu trop parfaites certaines personnalités publiques, pas d’autres. A ce juste propos, la France me déçoit !

L’Afrique doit apprendre de François Hollande

Un président qui capitule, et de plus de France, sur fond d’une impopularité notoire qui dit son échec prochain à la présidentielle, ça ne devrait pas faire rire les africains, cependant. Il faut savoir se voir tel qu’on est. Il faut savoir décrypter, disséquer sa laideur et se voir d’un œil peu flatteur dans un miroir et, le meilleur des miroirs c’est l’autre. Pour Hollande c’est Sarkozy. Et pour les africains, je propose Hollande.

Se savoir limité est une première vertu vers la grandeur et la démocratie. Les africains ont beaucoup à apprendre de Hollande : je  cite Ali Bongo, Denis Sassou, Joseph Kabila, Paul Kagame, Abdelaziz Bouteflika et leurs congénères.

La leçon est simple : savoir s’arrêter et partir quand on n’a pas réussi, lorsqu’on a réussi, quand on achevé sa mission ou son mandat et surtout, respecter son peuple. Mais hélas ! On s’accroche au pouvoir, coûte que coûte, même s’il faut marcher sur les cadavres de son peuple comme le fait le président Nkurunziza élu par Dieu.

Hollande a refusé d’importuner son peuple. Cela ne veut nullement dire que tous les français l’ont vomis ou qu’il ne réussirait jamais à brouiller les cartes pour se hisser en finale de la compétition. A sa place, plusieurs africains auraient tué ou emprisonné leurs proches devenus très critiques, en attendant les élections vaincues dans le chao généralisé. Ça doit changer !



Aux homophobes l’enfer, vive la démocratie LGBT !

Tolérance pour l’homosexualité. Cela vaut mieux. C’est aussi commode. Et au sujet des homophobes, tolérance aussi ? Autrement dit, les homophiles acceptent-ils, comme en démocratie, que quelque part sur terre, libres de leurs opinions, des « orthodoxes » et invétérés les détestent ou les « combattent » ?

J’ai dû croire un jour que ceux qui critiquent plus fort, parfois, ne tombent pas plus bas. J’ai vu Alpha Condé réélu, Etienne Tshisekedi diriger son parti, peut-être même Ouattara candidat à sa succession… Que de combattants de la démocratie ! Mais une fois au pouvoir… Oh, j’allais oublier le président normal fanatique de Tata Sassou !

Trinité de la domination idéologique gay

Source: pixabay.com

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Non, ce n’est pas de politique dont je parle. Une digression ? Non. Les homophobes, c’est un peu comme ces personnages politiques. Nous connaissons tout le mal que le monde de Mugabe, Museveni ou de Kenyata a fait aux homosexuels. Ils envoient en prison, implorant l’intervention des psys, quiconque aime le même sexe.

Les grands médias, internationaux, savent très bien en parler, portés par les grandes puissances politiques, elles-mêmes poussées par des grands lobbies Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transsexuels (LGBT). Trois fois « grand », c’est la trinité de la domination idéologique.

L’opinion et l’individu en danger

« Ultra », « radical », « homophobes »… Des mots pour enfermer dans un ghetto, des leaders religieux ou sociaux aux voix dissonantes. Des politiques quant à eux, sont parfois carrément reclus, puis portés à la potence, dans une justice des « grands ». Sans juge ni procès, sans démocratie, sans liberté, égalité, « fraternité » ? Cinq mois de prison avec sursis pour une maire française qui refuse malignement de célébrer un mariage entre deux femmes, au nom de sa foi. Elle a eu tort de respecter ses opinions ! Mais certaines lois dans ce monde, y compris en France, s’éloignent peu des opinions ou des fruits des opinions.

La dictature de l’homophile

L'homosexualité "c'est normal"

Source : pixabay.com

Pour cet article, par exemple, l’auteur peut facilement porter le cachet « homophobe ». Chose normale, dans une dictature homophile. Voix dissonante signifie adversité, pire, inimitié.

Heureux êtes-vous si prenant la parole, dans cet espace public de domination mondialisée, celui des grands médias, vous avez osé ramer à contre-courant. « Modéré », ça n’arrange pas du tout les choses à propos des LGBT. On est homophobe, et c’est l’enfer (publicité négative : liberticide, dictateur, non éligible), ou on est homophile. Et alors, bienvenue au ciel.

La tendance actuelle, dans l’homophilie, au risque même de l’homofolie, c’est un discours à sens unique. Même si à Paris, par exemple, des manifs mariage pour tous, ont alterné pro et anti LGBT. Bref, je doute de la démocratie dans les actions de certains défenseurs de la cause des homosexuels. Pas de tolérance, mais ils en veulent davantage pour leur compte.

Pauvres religions !

Que cela soit érigé en loi ou non, les gens sont libres de vivre leur sexualité comme ils l’entendent. Pas de morale. Mais les communautés sont elles aussi libres d’accepter cette évolution ou de la refuser, de garder leurs « croyances ». Aux LGBT de lutter, comme l’ont fait et le font encore des femmes, du point de vue politique. C’est ça la démocratie, je crois.

Source: commons.wikimedia.org

On parle peu des dommages que les pressions, peut-être même par la corruption, des homosexuels sur des religions. Les catholiques, à Rome ou en Pologne, récemment, en font suffisamment les frais. Pauvres papes ! Jean-Paul II, Benoît XVI et François en ont souffert… Les LGBT veulent que les autres changent, acceptent l’homosexualité. Pas de contrepartie. Dictature !



Merci pour le Rwanda et Foccart

Ma lettre au compatriotes Charlie Hutsiz Hollande de France

Vous n’êtes pas seulement Charlie, cher François Hollande. Je n’agirai pas comme vos compatriotes de l’Hexagone épris des miracles, si bien qu’ils en viennent à ne pas voir que vous êtes aussi Hutsi, Hutsiz. Enfin, entre compatriotes Charlies, on peut se tutoyer !

Je suis Charlie ZaIre Rwanda

Image source: www.francetvinfo.fr

J’ai dit compatriote ? Oui en effet. Au pays des Charlies, François Hollande est le président. Pas un président fondateur. Tu ne peux être ni un Chirac, ni un Mitterrand ni moins encore un Sarkozy. Jamais un Foccart ! C’est pourquoi tu as décidé que soient célébrées la clé de notre démocratie et de nos libertés : la vérité et une conscience droite. Je viens donc te dire merci pour cela. Merci surtout pour le Rwanda.

Je voudrai dire que la décision d’ouvrir la boîte de pandore, éventrer  le marabout de la France-Afrique est une preuve que tu restes un président normal. N’end déplaise à ceux qui croient le contraire. Enfin, nous te croyons, nous tes compatriotes Hutsi (Tutsi et Hutu en un !) aux mille collines et zaïrois au bord des lacs. –Mais nous n’épuiserons pas notre crédit de doute depuis ton silence sur Garissa. Malgré tout, je reste Charlie!– Après Rwanda 94 et Opération Turquoise, en effet, naquirent FDLR et plus tard (suite…)