RDC : les droits humains c’est après élections

Article : RDC : les droits humains c’est après élections
23 juin 2016

RDC : les droits humains c’est après élections

Les violations des droits humains, à caractère politique surtout, se multiplient en République démocratique du Congo. Durant le mois de mai 2016, 155 cas de violation des droits humains en RDC ont été recensés (source : BCNUDH). Au total, depuis le mois de janvier c’est 371 violations qui ont été enregistrées, contre 260 pour l’ensemble de l’année 2015… Dans ce billet, je ne serai ni bavard ni avare. J’ai conçu une visualisation simplifié.

Les publications du Bureau conjoint des Nations-Unies aux Droits, organisme de la Monusco, révèlent que le Katanga totalise le degré le plus haut des violations des droits de l’homme, suivi du Nord-Kivu, de Kinshasa et du Tanganyika.

Décidément, il n’est pas bon d’avoir des opinions, surtout des opinions politiques. Cela aiderait peut-être à éviter de tomber dans la gueule de la machine à répression qui semble ne pas reculer depuis le début de l’année. N’est-ce pas inquiétant de voir ainsi reculer l’espace d’expression à l’approche des élections on ne peut plus hypothétiques en 2016 ? Le graphique ci-dessous l’indique si bien.

Les forces de l’ordre dans les violations des droits humains

Les groupes armés, dans l’ensemble, passent pour principaux auteurs des violations des droits humains en RDC. Mais les forces de l’ordre (police, armée, renseignement) occupent la plus grande part des violations des droits humains (998 cas), le reste étant constitué des agents de l’administration.

La police se montre plus répressive. Sur cinq mois, l’observation des cas recensés par la Monusco renseigne que le Haut-Katanga, le Tanganyika et Kinshasa sont les provinces les plus concernées par la restriction des libertés.

Les violations des droits humains qui sont le fait des services étatiques expliquent les pressions qui ne laissent personne indifférent : dans les nouvelles provinces (Haut-Katanga, Tanganyika, par exemple), les nouvelles autorités sont obnubilées par l’obligation d’allégeance au pouvoir. Il faut prouver qu’on défend bien les autorités nationales, que tout est sous contrôle. Et cela, d’autant plus qu’une ville comme Lubumbashi est l’objet de concurrence entre le pouvoir et l’opposition portée par Moïse Katumbi et Charles Mwando.

En attendant les élections, qui hélas ne donnent aucun signe de début, les droits des l’homme entrent en hibernation. Ils peuvent attendre. Répression et droits des l’homme, en effet, ne sont-ils pas opposés ?

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Commentaires

Joseph kasau
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Puisse le bon Dieu aider notre pays... Nous avons aussi besoin de vivre comme on le voudrait bien! c'est-à-dire en PAIX et sans violation de nos Droits!